Ma tristesse, pour toi, pour moi, pour tous ceux qui comme nous chantent
Pour ouvrir cette nouvelle saison, le CALM – Centre d’Art La Meute est heureux d’accueillir une exposition personnelle de Niki Kohandel, Ma tristesse, pour toi, pour moi, pour tous ceux qui comme nous chantent.
Cette exposition marque également le début de la programmation imaginée par Alexandra Sheherazade Salem et Xheneta Imeri, nouvelles co-directrices et co-curatrices du CALM pour les saisons 2026–2028. Leur pratique curatoriale collaborative se construit autour du dialogue, de la rencontre et de la création d’espaces où les œuvres, les récits et les publics peuvent entrer en relation.
Avec cette première exposition, elles ouvrent un nouveau chapitre de la programmation du CALM, pensé comme un espace de circulation des idées, d’expérimentation et de mise en commun.
Ma tristesse, pour toi, pour moi, pour tous ceux qui comme nous chantent inaugure ainsi cette nouvelle saison à travers le travail de Niki Kohandel, et constitue le premier rendez-vous d’une programmation qui se déploiera au fil des prochains mois.
Ma tristesse, pour toi, pour moi, pour tous ceux qui comme nous chantent, Niki Kohandel
Visuel : @aladdine3000
Niki Kohandel explore la manière dont les récits se transmettent, circulent et se transforment au fil des générations, des déplacements et des rencontres. Elle s’intéresse au langage comme un lieu où la mémoire et l’imaginaire se rencontrent, et travaille à partir de l’écriture, de ses formes visuelles et sonores, attentive à ce qu’elles peuvent raconter, évoquer et faire naître.
châp-e filmi, 2026. Céramique, encre, papier carbone, scribe en métal, gravure sur film & pellicule 16mm.
L’exposition tire son titre des paroles de Bezan Tar (Joue le tar) de Hayedeh, figure emblématique de la musique iranienne. À partir des formes graphiques et sonores des lettres de l’alphabet persan et arabe, Niki Kohandel construit un récit d’origine à rebours, dans lequel les lettres se transforment en corps, en éléments de la nature et en objets, donnant forme, couleur et son à un monde en train de se créer. Le récit s’inspire des traditions orales persanes et est ponctué de chants issus du répertoire musical iranien, qui font résonner une mémoire liée à des récits de résistance.
(س) sarv va parandeh, 2026. Gravure sur film & chine collé. 54 x 49 cm.
En faisant dialoguer une pièce sonore, des monotypes et des gravures, Niki Kohandel compose un récit qui nous invite à mettre en relation ce que l’on entend et ce que l’on voit, à produire du sens, à penser ce qui nous relie et à imaginer d’autres mondes.
châp-e filmi, 2026. Céramique, encre, papier carbone, scribe en métal, gravure sur film & pellicule 16mm.
Niki Kohandel (née en 2000, FR) est une artiste, réalisatrice et éducatrice, basée à Londres. Sa pratique se nourrit de transmissions intergénérationnelles, de traditions orales persanes et d’une recherche autour de différentes histoires sonores. Elle travaille à partir du film, du son, de la gravure et de différentes techniques de dessin, en collaboration avec des membres de sa famille, ses proches et des jeunes, pour revisiter et réécrire des mythologies personnelles et collectives.
larmes, tulipes, 2026. Gravure sur film. 50 x 35 cm. & tulipes, 2026. Encre sur papier khadi.
Vue d'ensemble
(غ) tar, 2026. Gravure sur film. 29,5 x 29,5 cm.